Habitat de ponte des tortues marines, le littoral du Carbet est soumis à de nombreuses pressions : le recul du trait de côte, la pollution lumineuse, les déchets et diminution de la végétation.
Espèces menacées, les tortues marines ont, selon les espèces, des habitats de ponte préférentiels : si les tortues luths pondent principalement dans le sable, les tortues imbriquées quant à elles vont préférer l’abri d’une végétation basse et dense.
Le littoral est également le lieu où se croise de nombreux usages, qu’ils soient récréatifs, économiques et/ou de subsistance.
Ainsi, il nous tenait à cœur de prendre en compte l’avis des communautés d’usagers qui occupent cet espace : pêcheur·euse·s, restaurateur·rice·s, habitant·e·s et touristes.
Ces usages sont menacés au même titre que l’habitat de ponte part l’érosion du littoral, elle-même accentué par l’urbanisation croissante.
Cette urbanisation, en plus de réduire leur habitat de ponte, engendre de la pollution lumineuse qui affecte les femelles en ponte, et les tortillons au moment de leur émergence qui se repèrent à l’aide du reflet de la lune.
Le projet RECC s’inspire du retour d’expérience du projet Véti’Vert, mené par L’Asso-Mer, l’ONF et la ville de Case Pilote en 2019, qui visait la revégétalisation de l’arrière-plage, le décompactage du sol et la protection de la plage de Vétiver. Ce projet à permis de mettre en évidence la nécessité d’avoir une démarche plus globale, en incluant la problématique de l’érosion et la réduction des pressions, mais également de travailler davantage avec les citoyen·ne·s et les acteur·rice·s de la commune pour augmenter les bénéfices de ce type de projet.
Diagnostic social : enquête auprès des habitant·e·s du Carbet et des socio-professionel·le·s (ex: restaurateur·rice·s, marins-pêcheur·euse·s) afin de mieux comprendre leurs perceptions et de prendre en compte les avis sur l’emplacement des zones à revégétaliser.
Diagnostic écologique : Synthèse des données déjà présentes sur le territoire pour avoir une connaissance globale des enjeux et des pressions présentes sur le littoral carbétien. Collecte des données manquantes.
Étapes nécessaires à tout projet de restauration écologique, la réduction des pressions en amont passent par la collecte de données, la sensibilisation et l’accompagnement aux changements de pratiques. Puis des propositions d’actions concrètes à mettre en place pour les différents acteur·rice·s du projet : la mairie, les socio-professionnel·le·s et les habitant·e·s.
Dans ce projet, nous prenons en charge toutes les étapes de la revégétalisation avec l’aide de nos bénévoles et des classes du Carbet (primaire et collège).
Cela comprend :
Les semis et les plants sont ensuite conservés dans les pépinières mises en place dans les écoles ou chez nos bénévoles avant d’être plantés.
La sensibilisation est intégrée à chaque étape du projet, en particulier au sein des écoles et du collège du Carbet, car elle est essentielle à sa pérennité.
Dans cette démarche, un parcours pédagogique sera aménagé le long du littoral. Il comprendra des bornes de sciences participatives ainsi qu’un bac à marée, permettant d’observer et d’analyser les différentes pressions qui affectent le littoral (l’érosion, la pollution lumineuse, la dynamique sédimentaire, les déchets et l’évolution de la végétation). Ces bornes seront accompagnées de panneaux informatifs pour sensibiliser le public à ces thématiques.
En complément de ce parcours, plusieurs actions ont été menées :
Vous habitez au Carbet ou non loin du Carbet ? Vous souhaitez suivre et/ou participer aux actions ?
Les événements du projet